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Les réseaux de chaleur en France

17/08/2012
Les réseaux de chaleur se sont essentiellement développés en France après 1950. Aujourd’hui, ils apparaissent comme un moyen d’utiliser massivement certaines énergies renouvelables comme la biomasse et la géothermie. Les 450 réseaux recensés en France desservent environ 2,1 millions d’équivalents-logements, dont 2/3 dans le secteur résidentiel. Présents dans les zones urbaines denses, les réseaux sont alimentés à plus de 70% par des énergies fossiles, sources de gaz à effet de serre. Afin de contribuer aux objectifs du Grenelle de l’environnement, d’ici 2020 le nombre de raccordement devra être triplé et la part des énergies renouvelables portée à 75%.
Les réseaux de chaleur se sont essentiellement développés en France après 1950. Aujourd’hui, ils apparaissent comme un moyen d’utiliser massivement certaines énergies renouvelables comme la biomasse et la géothermie. Les 432 réseaux recensés en France desservent environ 2,1 millions d’équivalents-logements. Présents majoritairement dans les zones urbaines denses, les réseaux sont alimentés aujourd’hui à 31% par des énergies renouvelables et de récupération. Afin de contribuer aux objectifs du Grenelle de l’environnement, d’ici 2020 le nombre d’équivalents-logements raccordés devra être triplé et la part des énergies renouvelables portée à 75%.

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Historique

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Chantier de géothermie en région parisienne , 1981
Photo DREIF/Gobry

Bien que l’on trouve la trace de réseaux de chaleur en Europe sous l’Empire romain (circuits d’eau chaude desservant bains publics et serres) et au Moyen-Âge (avec par exemple au 14ème siècle la création du réseau géothermique de Chaudes-Aigues), c’est au cours du dernier siècle que le chauffage urbain a véritablement pris son essor.

En France, le développement des réseaux de chaleur au cours du 20ème siècle se décompose en 4 grandes périodes. Avant 1950, quelques réseaux sont établis dans de grandes villes aux besoins de chaleur importants (Paris, Strasbourg, Grenoble). Après avoir accompagné les politiques d’urbanisation entre 1950 et 1970, la croissance ralentit, puis le chauffage urbain bénéficie d’un regain d’intérêt dans les années 1980 suite aux chocs pétroliers. De nombreux réseaux alimentés par la géothermie profonde sont alors créés en Île-de-France. A partir de la fin des années 2000, les réseaux sont perçus comme un outil de mobilisation des énergies renouvelables, permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre, dont un tiers provient de la production de chaleur pour le résidentiel et le tertiaire.

Les réseaux de chaleur français en chiffres

450 réseaux pour 6% des besoins nationaux de chauffage

Le Syndicat National du Chauffage Urbain (SNCU) recense 418 réseaux de chaleur et 14 réseaux de froid (enquête 2009), répartis sur 350 villes et s’étendant sur 3300km. Ce recensement inclut tous les réseaux d’une puissance supérieure à 3,5 MW (soit environ 3000 équivalents-logements), ainsi que certains réseaux moins puissants, souvent alimentés par de la biomasse. Ces petits réseaux bois ne sont aujourd’hui pas recensés de manière exhaustive ; en 2010, l’association de collectivités AMORCE estime leur nombre à environ 470.

Au total, les réseaux de chaleur distribuent aujourd’hui 5 à 6% de la chaleur consommée dans le résidentiel et le tertiaire en France. Dans certains pays d’Europe, essentiellement au nord et à l’est, les réseaux de chaleur assurent une part bien plus importante des besoins de chauffage : 60% au Danemark, 95% en Islande, 52% en Pologne, 50% en Suède et en Norvège...

Les énergies fossiles (majoritairement le gaz) sont aujourd’hui largement dominantes dans l’approvisionnement des réseaux français. Les énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) apportent 31% de l’énergie. Si on exclut la chaleur issue de l’incinération d’ordures ménagères pour ne considérer que le bois et la géothermie, ce pourcentage tombe à 8%. L’émission moyenne de CO2 des réseaux de chaleur est de 0,190 kg/kWh (contre 0,180 pour l’électricité, 0,234 pour le gaz, 0,384 pour le charbon).

Usagers : 2/3 secteur résidentiel, 1/3 secteur tertiaire

Les réseaux de chaleur desservent actuellement environ 2,1 millions d’équivalents-logements (soit 40 GWh de chaleur livrés annuellement), majoritairement dans des zones urbaines denses. Le résidentiel consomme 57% de la chaleur livrée, tandis que le tertiaire (y compris les services publics) en consomme 36%.

Plus de la moitié des logements raccordés sont des logements sociaux, et 17% des logements sociaux sont chauffés par un réseau de chaleur. Dans le secteur tertiaire, 60% de la chaleur est consommée par les bâtiments publics des secteurs hospitalier, scolaire et militaire.

En ce qui concerne les réseaux de froid, les principaux utilisateurs sont les immeubles du bureaux et les établissements recevant du public tels que les centres commerciaux, les musées, les hôtels.

Une répartition géographique hétérogène

Sur les 432 réseaux recensés, 120 se trouvent en région parisienne ; 30% des usagers du chauffage urbain vivent en Île-de-France. La région Rhône-Alpes compte environ 50 réseaux. Les autres régions en comptent moins de 20, pour certaines moins de 10. On note une présence des réseaux plus marquée dans le nord et l’est que dans le sud et l’ouest du pays. Ces disparités régionales peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs, notamment la rigueur climatique, la densité de population et la présence d’agglomérations importantes.

Avec le nouvel élan donné aux énergies renouvelables, souvent puisées localement, la répartition des ressources sur le territoire devient également un facteur clé, déjà illustré par la forte présence des réseaux dans le sud-est parisien, zone propice à la géothermie profonde.

Évolutions

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Objectif 2020 : équivalents-logements x3 et 75% d’EnR&R

Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, les objectifs fixés à l’horizon 2020 sont un triplement du nombre d’équivalents-logements raccordés (soit un total de 6 millions environ) et une part des énergies renouvelables et de récupération de 75% dans les sources d’’approvisionnement des réseaux.

Afin de converger vers cet objectif ambitieux, plusieurs actions doivent être menées :

- extension ou densification des réseaux existants, par exemple à l’occasion de l’aménagement d’une nouvelle zone ;

- établissement de nouveaux réseaux lorsque c’est techniquement et économiquement possible ;

- remplacement des chaudières à énergies fossiles par des chaudières utilisant des énergies renouvelables.

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- Pour en savoir plus : contacter le PCI Réseaux de Chaleur
 
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Commentaires sur l'article
  •  commentaire de Serena2, par Serena2 , le 23 décembre 2013 à 11h54
    Ça fait le troisième post que je déniche à ce sujet, bravo pour la justesse de vos propos. Serena du site abordant le comparatif de banque en ligne (http://www.comparatifbanque2014.com/)
    •  Sujet très intéressant, par Pierre Girardin , le 25 décembre 2013 à 20h18

      Bonjour Serena2,

      Personnellement, Je travaille dans le domaine du restaurant halal alambra (http://www.alambra.fr) saint denis et, à par la gastronomie française, la géothermie fait aussi parti de mes passions.

      Merci pour cet article

  •  LES RESEAUX DE CHALEUR EN REGION, par Pulchérie LEVASTRE , le 15 mai 2012 à 16h17

    Bonjour,

    Je souhaitais savoir si l’on connaissait la répartition des réseaux de chaleur par région. J’aurai plus précisément voulu connaître les taux de raccordement relevés dans le NORD-PAS-DE-CALAIS.
    Y a-t-il des objectifs régionaux spécifiques?

    Merci de bien vouloir m’informer sur ces points.
    Très cordialement,

    Pulchérie LEVASTRE

    •  Données régionales sur les réseaux de chaleur, par Stéfan Le Dû - CETE de l'Ouest , le 15 mai 2012 à 16h22

      Bonjour,

      Il n’existe malheureusement pas à ce jour de base de données ou cartographie permettant de connaître précisément et complètement la situation des réseaux de chaleur région par région.

      Vous trouverez quelques pistes ici : http://www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/donnees-sur-les-reseaux-de-chaleur-a746.html

      Nous travaillons actuellement à la rédaction d’un document plus complet, qui recense les sources de données mobilisables pour approcher un tel état des lieux régional. C’est encore au stade de document de travail, mais si vous nous communiquez une adresse email, je peux vous le transmettre. Pour nous contacter : reseaux-chaleur@developpement-durable.gouv.fr

      Cordialement

 
 
 

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